La curiosité ne se force pas
La curiosité est l’un des signes les plus précieux chez un cheval, et l’un des plus faciles à détruire en cherchant à la provoquer. Un cheval curieux s’approche, explore, sent, observe, teste la distance et revient parfois regarder de nouveau. Ces comportements ne peuvent être forcés sans que leur sens en soit changé.
Une exposition forcée peut créer un contact. Elle ne crée pas de curiosité.
La curiosité a besoin d’une sortie
Un cheval explore avec le plus de sincérité lorsqu’il lui reste possible de partir. Si l’humain bloque le passage, retient le cheval, l’accule ou approche l’objet plus vite qu’il ne peut l’assimiler, le cheval peut tout de même regarder. Mais regarder sous la pression n’est pas la même chose qu’explorer volontairement.
La véritable curiosité a un rythme. Le cheval peut s’approcher puis reculer. Les naseaux s’activent. L’encolure s’allonge. Les pieds s’arrêtent. Le cheval peut toucher puis s’écarter. Ce va-et-vient n’est pas un échec. C’est le cheval qui recueille des informations tout en réglant la distance.
L’erreur humaine
Les humains interrompent souvent la curiosité en s’emballant. Le cheval fait un pas de plus ; l’humain tend la main. Le cheval renifle un objet ; on rapproche l’objet. Le cheval observe ; l’humain parle, tapote, récompense ou insiste. L’exploration devient un événement humain.
Equine Notion préserve la curiosité en ne la dépensant pas aussitôt. Le premier signe d’intérêt ne devrait pas devenir le début d’une pression.
Ce que la curiosité peut nous apprendre
La curiosité montre que le cheval se sent assez en sécurité pour consacrer son attention à quelque chose de nouveau. Elle peut indiquer de la confiance, un intérêt social, la richesse de l’environnement ou une confiance dans le contexte humain. Mais elle est aussi propre à chacun. Certains chevaux explorent avec hardiesse. D’autres explorent par une longue observation avant toute approche physique.
Le cheval qui observe en silence peut être aussi intelligent que celui qui touche le premier.