La carence de l'environnement avant l'intervention
Quand un cheval développe un problème récurrent, l'humain commence souvent par le cheval : tempérament, dressage, respect, dominance, paresse, anxiété, entêtement, habitude. Ces explications peuvent parfois contenir des parcelles de vérité. Mais elles arrivent souvent trop tôt.
Equine Notion pose une question préalable : quelle carence de l'environnement pourrait produire ce comportement ?
Le cheval n'est pas séparé du système
Un cheval qui se presse à la barrière n'est peut-être pas mal élevé. Il vit peut-être dans un aménagement où tous les événements importants se déroulent à la barrière. Un cheval qui garde sa nourriture n'est peut-être pas moralement difficile. Il fait peut-être l'expérience d'une rareté des ressources, d'une mauvaise répartition ou d'une pression sociale. Un cheval qui paraît agité ne manque peut-être pas de discipline. Il manque peut-être de mouvement, de continuité de fourrage ou de choix véritable.
Le comportement appartient à un système.
Si le système n'est pas interprété, le cheval devient le lieu commode où déposer la faute.
Une carence ne signifie pas de la négligence
Une carence de l'environnement ne signifie pas toujours que le propriétaire est négligent. Bien des carences sont inscrites dans les systèmes courants de garde du cheval : terrain limité, points d'alimentation uniques, surfaces lisses mais monotones, isolement, barrières étroites, cadence contrôlée par l'humain et environnements simplifiés.
Le propriétaire peut travailler dur à l'intérieur d'un aménagement qui recrée sans cesse la même pression.
Reconnaître une carence n'est pas une accusation. C'est le début d'un meilleur aménagement.
Le piège de l'intervention