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Choix et calme · 23 mai 2024

Moins de contrôle, un meilleur comportement ?

Pourquoi une amélioration du comportement peut apparaître quand l’humain retire un contrôle inutile au lieu d’ajouter une méthode de plus.

Moins de contrôle, un meilleur comportement ?

Quand un cheval montre un comportement indésirable, la réponse habituelle est d’ajouter quelque chose : une règle de plus, un dispositif de plus, un horaire de plus, un exercice de plus, une correction de plus, une technique de plus. Equine Notion pose une autre question : que se passe-t-il si l’humain retire un contrôle inutile ?

Cette question peut sembler dangereuse à ceux qui assimilent le contrôle à la sécurité. Mais bien des problèmes de comportement ne viennent pas d’un manque de contrôle. Ils viennent d’environnements où le cheval dispose de trop peu de choix significatifs.

Moins de contrôle ne veut pas dire aucune limite. Cela veut dire moins de pressions artificielles qui fabriquent le comportement même que l’humain cherche ensuite à corriger.

Le comportement comme retour de l’environnement

Un cheval qui se précipite, monte la garde, résiste, évite, mord, s’agglutine ou s’agite est souvent étiqueté par le comportement lui-même. Mais le comportement peut être un retour du système. Le cheval peut répondre à l’enfermement, aux cycles de faim, à l’instabilité sociale, à la douleur, à la peur, à la confusion, à une manipulation excessive, au manque de mouvement ou à des atteintes répétées à ses limites.

Si l’humain se contente d’ajouter de la correction, le signal peut être réduit au silence sans que la cause soit comprise.

L’observation demande à quoi le comportement répond.

Retirer du contrôle comme test

Une expérience utile n’est pas une liberté imprudente. C’est une réduction maîtrisée de la pression. Par exemple : cesser d’appeler le cheval chaque fois que l’on entre. Ajouter un point d’accès au foin. Laisser davantage de choix de trajets. Se tenir plus à distance. Supprimer un goulet d’étranglement étroit. Laisser le cheval approcher avant de le toucher. Prolonger la disponibilité du fourrage.

Puis observer si le comportement change.

Si le comportement s’améliore quand le contrôle diminue, le problème d’origine n’était peut-être pas de la désobéissance. C’était peut-être de la pression.

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