La protection qui engendre la fragilité
La protection est l'un des mots les plus persuasifs dans le soin du cheval. Nous protégeons les chevaux des blessures, du temps, des sols accidentés, des conflits, de la suralimentation, du manque d'exercice, des insectes, de la boue, du stress social et des environnements imprévisibles. Une grande partie de cela est sincère. Une part est nécessaire.
Mais la protection a son ombre. Lorsqu'elle supprime les conditions par lesquelles un cheval entretient sa force, sa confiance et sa capacité à se réguler, elle peut engendrer de la fragilité.
Le paradoxe
Un cheval protégé du mouvement peut avoir besoin de davantage d'exercice artificiel. Un cheval protégé des sols variés peut développer moins d'assurance corporelle. Un cheval protégé de la négociation sociale peut devenir moins habile socialement. Un cheval protégé des choix liés au temps peut devenir plus dépendant des décisions humaines. Un cheval protégé de la recherche continue de nourriture peut exiger une gestion alimentaire plus lourde.
L'humain constate alors ce besoin accru de gestion et en conclut que le cheval était fragile depuis le début.
Parfois, la fragilité n'est pas la condition de départ. Elle est le produit de la situation.
La protection devrait préserver la capacité
Une véritable protection ne devrait pas seulement prévenir le dommage. Elle devrait préserver la capacité du cheval à bien vivre. Cela inclut le mouvement, le choix, le contact social, l'information environnementale et le développement progressif d'une compétence corporelle.
Une vie protégée qui supprime tout défi peut sembler sûre, mais elle peut devenir étroite. Le cheval survit à l'évitement du danger tout en perdant des occasions d'adaptation.
La différence entre le risque et la difficulté utile
Toute difficulté n'est pas nuisible. Marcher sur un sol varié mais sûr, négocier la distance avec des compagnons de troupeau familiers, choisir son abri, brouter une végétation diverse et traverser les changements de temps peuvent soutenir la compétence.