Les petites promesses dans les soins quotidiens
La confiance se construit rarement dans les grands moments. Elle se construit dans de petites promesses que l’humain ne reconnaît parfois même pas comme des promesses.
La promesse que la main n’agrippera pas soudainement. La promesse qu’un sabot levé sera reposé avant que le cheval ne panique. La promesse que la nourriture ne deviendra pas un champ de bataille. La promesse que le propriétaire ne punira pas le cheval pour avoir montré le premier signe d’incertitude. La promesse que les soins ordinaires resteront ordinaires.
Un cheval apprend l’humain à travers ces petites répétitions.
Le soin est une communication
Chaque acte de soin quotidien porte une information. Nourrir, vérifier, panser, toucher, franchir des barrières, donner des compléments, soigner de petites plaies, parer, couvrir, ou simplement entrer dans le pré : tout cela devient une partie de la carte que le cheval dresse de la fiabilité humaine.
Le propriétaire peut penser : « Je ne fais que des corvées. » Le cheval éprouve peut-être une séquence d’approche, de pression, de relâchement, de soulagement, d’irritation, de sécurité, de confusion ou de confiance.
C’est pourquoi les petites routines de soin méritent l’attention. Elles ne sont pas séparées de la relation. Elles sont le lieu où la relation devient preuve.
Le problème de l’inconstance
Des soins inconstants ne signifient pas seulement de la négligence. Ils peuvent aussi signifier une inconstance émotionnelle. Un jour le propriétaire est patient ; le lendemain pressé. Un jour la limite du cheval est respectée ; le lendemain ignorée parce que le temps manque. Un jour la main est douce ; le lendemain brusque. Le cheval ne comprend peut-être pas l’emploi du temps de l’humain, mais le cheval éprouve l’inconstance.
Un cheval qui devient difficile pendant les soins de routine ne rejette peut-être pas le soin lui-même. Le cheval réagit peut-être à l’imprévisibilité qui y est attachée.
À quoi ressemble une petite promesse