L’humain comme animal non menaçant
Un humain qui entre dans l’espace d’un cheval arrive souvent en gestionnaire : il ouvre des portails, porte des outils, apporte de la nourriture, examine les corps, demande du mouvement, ajuste les comportements, décide de ce qui doit se passer ensuite. Même une gestion bienveillante reste de la gestion. Le cheval apprend que la présence humaine change généralement la situation.
Mais un autre rôle est possible. L’humain peut devenir un animal non menaçant dans l’environnement partagé : visible, calme, cohérent, et n’exigeant pas toujours une réaction.
Les chevaux n’ont pas besoin que nous soyons invisibles
Le but n’est pas de disparaître. Les chevaux sont des animaux très attentifs ; ils remarqueront l’humain de toute façon. Le but est de devenir lisible sans devenir intrusif.
Une présence non menaçante ne fixe pas le cheval avec une avidité de contact. Elle n’entre pas directement dans l’espace corporel du cheval. Elle ne suit pas chaque retrait. Elle ne transforme pas chaque approche en contact. Elle ne rend pas le cheval responsable de la satisfaction du besoin affectif de l’humain.
Ce type de présence dit : je suis là, et tu n’as pas à me résoudre.
La différence entre calme et inoffensif
Beaucoup de gens cherchent à être calmes auprès des chevaux. Le calme est utile, mais le calme seul ne suffit pas. Une personne peut paraître tranquille en apparence tout en portant une intention. Les chevaux interprètent souvent cette intention dans l’orientation, la respiration, les épaules, le rythme et l’insistance.
Le caractère inoffensif est plus concret. Il se démontre par une expérience répétée. L’humain s’approche sans piéger. Il s’arrête quand le cheval demande de l’espace. Il repart sans rancune. Il ne touche que lorsqu’il est accepté. Il revient de façon prévisible. Il ne punit pas le cheval de communiquer.
Avec le temps, le cheval peut ne plus avoir besoin de se préparer à l’arrivée de l’humain comme à une perturbation.
Ce que cela révèle